Archives de catégorie : Actus de la formation

Actualités relatives aux dates d’inscription, dates de rendus des dossiers/projets tutorés, modifications des horaires de cours ou de salle.

Apér-EAU scientifique de la rentrée: Veronica Mitroi – Mardi 26/09/2017

Apér-EAU scientifique de la rentrée: Veronica Mitroi – Mardi 26/09/2017 à 19h00 sur la Péniche Antipode
(19e arrondissement Paris)

Vous l’attendiez toutes et tous : l’ Apér-EAU scientifique de la rentrée du Rés-EAUx !

Nous sommes très heureux de vous annoncer que cette année encore, chaque fin du mois, nous vous donnons rendez-vous à 19h00 sur la Péniche Antipode (19e arrondissement de Paris) pour un moment convivial de partage et d’échange autour de diverses thématiques, avec des chercheurs de divers horizons !

Et nous commençons notre nouvelle saison des Apér-EAU en beauté vu que nous accueillons mardi prochain, le 26 septembre 2017, la superbe Véronica Mitroï.

Sociologue (CNRS-IES), Véronica nous présentera ses récentes recherches sur : « La contribution des pratiques interdisciplinaires à la gestion territoriale des plans d’eau en contexte péri-urbain – Représentations savantes et profanes de la qualité des plans d’eau en Ile-de-France« .

Nous vous attendons nombreux mardi prochain, autour d’un verre, sur la Péniche Antipode. Tous les membres du Rés-EAUx se réjouissent à l’idée de vous revoir pour cette nouvelle saison des Apér-EAU !

Petit avant-goût? Lisez donc le résumé de l’intervention de Véronica Mitroï.

L’apér-EAU du Rés-EAUx, l’évènement à ne rater sous aucun prétexte, chaque mois, sur la Péniche Antipode !

M2/ 2017 POLAT AZAD

Comment faire émerger des projets collaboratifs innovants ?
Exemple des actions du pôle de compétitivité HYDREOS pour la gestion des eaux pluviales et des milieux aquatiques

Par Azad Polat

Sous la direction de David Blanchon

Institution d’accueil  : HYDREOS / Maitre de stage: M. FOLMER Alexandre

Mots-Clés: projets collaboratifs innovants, pôle de compétitivité, eau

Résumé:

Ce mémoire a été écrit à la suite d’un stage effectué au sein du pôle de compétitivité HYDREOS dans le cadre du Master 2 Géographie, Aménagement, Environnement, Développement parcours Gestion de l’Eau.

Les pôles de compétitivité ont comme objectif d’être des « usines à produits » : à travers l’exemple d’HYDREOS, pôle de l’eau en région Grand-Est, nous montrerons comment le pôle imagine et met en place ses actions afin de faire émerger des projets collaboratifs innovants. Nous nous appuierons notamment sur la Journée Technique « Gestion des Eaux pluviales dans la Ville Durable » et l’Atelier « Milieux Aquatiques – GeMAPI » et les différentes conséquences directes ou indirectes, à court, moyen ou long terme, que ces événements ont pu induire.

Exemple des actions HYDREOS, (2017, Azad POLAT)
Les rôles de l’intermédiation d’HYDREOS en pratique, (2017, Azad POLAT)
Exemples de suites liés aux actions d’HYDREOS, (2017, Azad POLAT)

M2/ 2017 LO ROKHAYA

Évaluation de l’impact du Programme de Structuration du Marché des Boues de Vidange (PSMBV) sur la pratique de la vidange manuelle dans les départements de Pikine et Guédiawaye (banlieue de Dakar)

Par Rokhaya Lô

Sous la direction de David Blanchon

Institution d’accueil  : Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) /  Maîtres de stage : M. Bassirou Sow, expert IEC du Programme des Boues de Vidange,  M. Ousmane Camara,  Coordonnateur du programme

Mots-Clés: Boues de vidange ; Dakar ; Vidange manuelle

Résumé:

Le retard constaté dans le secteur de l’assainissement par rapport au secteur de l’hydraulique a poussé l’Etat à considérer l’assainissement comme secteur prioritaire. L’importance donnée à ce secteur depuis le début des années 2000 a permis la mise en place de programmes publics dont le Programme d’Assainissement des Quartiers Péri-Urbains de Dakar (PAQPUD) déroulé de 2000 à 2008, le Programme d’Eau Potable et d’Assainissement pour le Millénaire (PEPAM) débuté en 2005 et toujours en cours dans sa deuxième phase d’exécution et le Programme de Structuration du Marché des Boues de Vidange (PSMBV) entamé depuis 2012. Ce PSMBV qui a motivé contre étude vise à améliorer la santé et le niveau de vie des habitants des départements cibles par l’accès à un système d’assainissement hygiénique et abordable. En effet, la vidange manuelle se fait dans la zone du programme, Pikine et Guédiawaye (banlieue de Dakar), et prend le dessus dans certains quartiers sur la vidange mécanique à cause du coût élevé de celle-ci et de l’inaccessibilité de beaucoup de rues aux camions de vidange.

Une évaluation de la pratique de la vidange manuelle depuis le début du PSMBV est faite dans ce mémoire. L’enjeu est la valorisation des matières de vidange car le marché des boues de vidange est en train de se développer au Sénégal et en vidange manuelle comme les boues sont enfouies, les matières de vidange qui n’arrivent pas aux stations de traitement pourraient causer des problèmes environnementaux et sanitaires et affecter le marché des boues de vidange d’où la lutte contre la vidange manuelle.

Photo de camions en dépotage dans un réceptacle à la STBV de Cambérène (Dakar)

 

M2/ 2017 MEKLATI INES

La problématique de l’eau potable dans les Chiapas : la purification de l’eau comme vecteur d’émancipation des femmes dans les communautés rurales.
Approche à travers l’implantation de systèmes de potabilisation de l’eau du programme Franquicia Social de la Fondation Cántaro Azul

Par Inès Meklati

Sous la direction de David Blanchon

Institution d’accueil  : Fondation Cántaro Azul, San Cristobal de las Casas, Chiapas, Mexique / Maitre de stage : Antolin DIEZ MO RUIZ

Mots-Clés: eau potable, qualité de l’eau, Chiapas, communautés rurales, Cántaro Azul, développement local, émancipation des femmes, travail domestique

Résumé:

Le Chiapas est l’État le plus pauvre du Mexique mais contenant, théoriquement, la  quantité d’eau la plus importante du pays. Cependant, la contamination de l’eau, due aux diverses pollutions, entraîne, dans la totalité de l’État, de graves problèmes de santé (allant des maladies gastro-intestinales à la mort). Les habitudes de vie et les contraintes liées à la marginalisation augmentent la consommation d’une eau de mauvaise qualité.

La fondation Cántaro Azul implante des systèmes de potabilisation de l’eau dans les communautés rurales, marginalisées et/ ou indigènes pour améliorer la santé des habitants en passant par une consommation d’eau potable « sûre ». Par l’intermédiaire de trois programmes, des systèmes de purification individuels ou communautaires sont installés et gérés par la communauté elle-même. Dans une région où les inégalités de genre et le machisme sont extrêmes, surtout dans les zones marginalisées, le programme Franquicia Social tente d’offrir une opportunité à des femmes des communautés d’être auto-entrepreneuses en gérant le système implanté comme une entreprise. Même si ce modèle est facteur de développement local et d’émancipation (même partielle) de ces femmes, on constate malgré tout qu’elles restent fortement enchaînées au travail domestique et aux décisions de leur mari.

Tableau récapitulatif des programmes de Cántaro Azul (réalisation : Inès Meklati, 2017)
Schéma récapitulatif de la situation de l’eau et des inégalités de genre selon la marginalisation dans les Chiapas. (Réalisation: Meklati, 2017)

M2/ 2017 GUILLEMOT MORGANE

La gestion des eaux pluviales sur le territoire Grand Orly Seine Bièvre. Entre grand et petit cycle de l’eau, comment introduire la gestion des eaux pluviales en milieu urbain ?

Par Morgane Guillemot

Sous la direction de Marie-Anne Germaine

Institution d’accueil: Syndicat Mixte du Bassin Versant de la Bièvre, L’Hay-Les-Roses / Sylvain Rotillon (Directeur)

Mots-Clés: eaux pluviales, gestion à la source / alternative, milieu urbain, cycles de l’eau, durable

Résumé:

Le cycle naturel de l’eau est fortement modifié depuis le début du XXème siècle. En cause, l’urbanisation croissante des villes et l’artificialisation qui en découle : imperméabilisation des sols, réduction de la végétation, suppression des écoulements naturels. Le potentiel de stockage dû à l’infiltration naturelle est réduit. De fait, les ruissellements sur des surfaces lisses et étanches sont amplifiés et accélérés rendant les réseaux d’assainissement insuffisants. Le risque d’inondations par débordements de réseaux, le risque de déversements d’eaux polluées dans le milieu naturel ainsi que les coûts de transport et de traitement des effluents s’en trouvent alors accentués.

Face à ces différents constats et pour respecter les objectifs de protection du milieu naturel et préserver au mieux la population des inondations, il apparait nécessaire d’intégrer la problématique de gestion des eaux pluviales en milieu urbain pour retourner vers un cycle de l’eau plus naturel. La « recréation » de ce cycle naturel pourrait permettre de tempérer les dysfonctionnements hydrauliques et les pollutions générées par les réseaux de canalisations enterrés. Les modèles actuels sont donc en phase d’être interrogés, de même que la résilience des systèmes locaux. De plus, dans un contexte de changement climatique, retrouver un cycle de l’eau en ville permettrait à celle-ci une plus grande résilience face à des phénomènes climatiques extrêmes. Pallier les désordres liés à l’évacuation des eaux pluviales par les infrastructures en réseaux est un enjeu fondamental. À celui-ci s’ajoute celui de prendre en charge de nouvelles problématiques environnementales : perte de la biodiversité et îlot de chaleur urbain, évènements pluviaux plus violents pour lesquels les réseaux n’ont pas été dimensionnés et sécheresse. La déperméabilisation ou la reperméabilisation des sols en milieu urbain à travers la gestion des eaux pluviales à la source apparait ainsi comme un levier pour anticiper les changements climatiques. Enfin, faire revenir l’eau à travers la gestion des eaux pluviales est un enjeu positif qu’il faut veiller à encourager. Les aménagements de gestion de l’eau de pluie sont des aménités paysagères pouvant être source de bien-être et améliorant la qualité de vie.

Ce mémoire interroge ces différents constats et enjeux sur un territoire urbain dense : le Territoire Grand Orly Seine Bièvre.

Exemples d’ouvrages de gestion à la source des eaux de pluie. (Guillemot, 2017) Il existe différents types d’ouvrage de gestion des eaux pluviales à la source (à la parcelle, in situ). L’ensemble de ces ouvrages peut avoir un rôle paysager, en plus de gérer les eaux de pluie. Ces différentes techniques de gestion (bassin à ciel ouvert, noues paysagères etc.) permettent généralement d’amener des surfaces végétalisées pouvant être structurées autour de parc ou d’aires de jeux rendant ainsi les espaces multifonctionnels.

 

Réunion de rentrée 2017

La réunion de rentrée du master GAED (GEDELO)

aura lieu le vendredi 8 septembre 2017 à 13h30

en salle D201 (bâtiment D, 2e étage)
sur le campus de l’Université Paris Nanterre.

Merci de bien noter cette date de réunion où vous seront présentées l’organisation de la formation pour l’année 2017-2018 ainsi que l’équipe encadrante.
La présence de tous les étudiants qui souhaitent intégrer notre formation est obligatoire.
L’ensemble des enseignements de la formation démarreront dès le lundi 11 septembre 2017.

Soutenance de Master 2 GEDELO – 5 septembre 2017

Soutenance des mémoires de Master 2
du Parcours GEDELO / Master GAED

Mardi 5 septembre 2017
– Salle D301 BIS, Bât. D, 3ème étage, Université Paris Nanterre
– Salle W418, Bât. W, 4ème étage, Université Paris Nanterre

Les soutenances de master sont publiques et ouvertes à tous.

Etudiant Sujet de mémoire de Master 2 Heure Salle Jury
BALACHANDRAN Armerna  Gestion des lacs – réservoirs face au changement climatique 09h30  

 

 

D301 BIS

 

 

 

 

D301 BIS

D. Blanchon,
E. De Bélizal,
S. Demerliac
POLAT Azad Comment faire émerger des collaboratifs innovants? Exemple des actions du pôle de compétitivité HYDREOS pour la gestion des eaux pluviales et des milieux aquatiques 10h30 D. Blanchon,
E. De Bélizal,
V. Fourault
MEKLATI  Inès: La problématique de l’eau potable dans les chiapas : la purification de l’eau comme vecteur d’émancipation des femmes dans les communautés rurales. 11h30 D. Blanchon, G. Schneier Madanes,
K. De La Croix
 
LO Rokhaya Évaluation de l’impact du Programme de Structuration du Marché des Boues de Vidange sur la pratique de la vidange manuelle à Pikine et Guédiawaye (banlieue de Dakar) 14h D. Blanchon,
K. De La Croix,
E. Temple
CHAZALON Jules – SOUS RESERVE –

Services Techniques de la Mairie de Houilles : Mise en adéquation par les communes des contraintes naturelles, urbanistiques et des solutions techniques d’assainissement avec les contraintes budgétaires

15h D. Blanchon, V. Fourault, M.-A. Germaine

 

Etudiant Sujet de mémoire de Master 2 Heure Salle Jury
GUILLEMOT Morgane La gestion des eaux pluviales sur le territoire Grand Orly Seine Bièvre. Entre grand et petit cycle de l’eau, comment introduire la gestion des eaux pluviales en milieu urbain ? 9h30 W418 M.-A. Germaine,
E. Temple,
S. Rotillon

 

M1/ 2017 BEN DRIS LINA

La réhabilitation des tanks, un enjeu d’avenir pour le district de Pondichéry (Inde)

Par Lina-Shéraz Ben Dris

Sous la direction de Elise Temple-Boyer

Institution d’accueil: Institut Français de Pondichéry / Mme Audrey Richard-Ferroudji

Mots-Clés: Réhabilitation, Tank, Tank Users Association (TUA), Agriculture, Irrigation, TRPP, Inde du Sud, Pondichéry, Crise des eaux souterraines, Ponds, Eaux de surface

Résumé:

Les tanks, système traditionnel de récupération d’eaux pluviales, sont une particularité de l’Inde notamment d’Inde du Sud. Ouvrages hydrauliques nécessitant de nombreux savoirs, ils ont permis depuis plus d’un millénaire aux habitants de parer les différents évènements climatiques de la région, comme les inondations ou la sécheresse. Longtemps utilisés pour l’irrigation de l’agriculture, ils furent abandonnés à la Révolution Verte au profit des eaux souterraines qui présentent de nombreux avantages de gestion et d’accès à l’eau. Cependant, nous voyons apparaître aujourd’hui un regain d’intérêt pour les tanks, dans un contexte de crise des eaux souterraines, d’abord par les usagers mais plus récemment par le Gouvernement.

Le district de Pondichéry faisant face à différents phénomènes comme l’urbanisation, la croissance démographique, la pollution, les changements climatiques ainsi que la crise des eaux souterraines, les questions concernant la ressource hydrique se posent avec une acuité aggravée.

Par conséquent, nous poserons différentes interrogations concernant les tanks : quels sont les enjeux de la gestion de la ressource hydrique ? Quelle est la place des tanks par rapport à ces enjeux ? La réhabilitation des tanks leur assure-t-elle un avenir dans le district de Pondichéry ? 

Tank d’Ousteri en saison sèche. La limite du tank se situe au niveau des arbres en arrière plan (source : L. Ben Dris, Février 2017)

Pour répondre à nos questions nous ferons appel à différentes méthodologies, notamment celle de l’analyse des images satellites ; outil complexe demandant un usage précis et méticuleux afin de ne pas tirer de conclusions hâtives pouvant fausser l’analyse. Bien qu’elles ne remplacent aucunement la reconnaissance de terrain, permettant, elle, une vision de la réalité, les images satellites restent un outil rapide et efficace pour avoir une vision globale des évolutions et des états des tanks. En outre, elles permettent, donc, d’avoir un regard le plus omniscient et indépendant possible face à la problématique des tanks dans le district.

Ainsi, par notre étude nous tenterons d’apporter un regard nouveau sur la ressource en eau et sa gestion dans le district de Pondichéry, en prenant en compte plusieurs dimensions comme la particularité du territoire, des acteurs mais aussi des enjeux que sous-tend cette gestion. Dans la lignée de la démarche de l’Institut Français de Pondichéry, cadre de notre enquête, nous avons souhaité les articuler entre eux afin de faire un état des lieux de la ressource en eau et de l’inscrire dans une perspective d’avenir.

Carte de l’évolution des tanks et ponds dans le district de Pondichéry (Auteur: Ben Dris, 2017)

Ces cartes élaborées à partir des cartes du début des années 2000 d’Olivia Aubriot (2013) et d’images satellites (Google Earth Pro) datant de 2012 à aujourd’hui, représentent l’évolution de la taille des tanks et ponds (étangs-réservoirs). Nous pouvons voir que la zone urbaine représentant la ville de Pondichéry et sa périphérie ne possède que très peu de tanks ou de ponds – trois seulement – comparé à l’arrière pays qui possèdent tous les autres. L’urbanisation étant le facteur principal de la pénurie des tanks. Nous parlons de pénurie car, certes, la ville n’a pas besoin de tanks pour l’irrigation mais au regard des différentes fonctions des tanks notamment le contrôle des inondations, nous pourrions considérer les tanks comme nécessaire à la ville de Pondichéry. Mais nous voyons que même dans le rural les tanks et les ponds sont plus ou moins abandonnés et le manque de maintenance est flagrant. En effet, nous voyons que l’évolution des waterbodies va en diminuant, leur taille a fortement baissé en comparaison aux waterbodies des cartes d’Aubriot (2013). Cette baisse significative, résultat de l’inutilisation des habitants et de l’Etat des tanks pour l’irrigation de l’agriculture au profit d’un accès individuel aux eaux souterraines, a pour effet une disparition progressive de ceux-ci et un abandon de leur gestion et de leur maintenance.

Tableau de l’état des lieux (en %) de la situation des tanks dans le district de Pondichéry (Ben Dris, 2017)
Tableau faisant l’état des lieux (en %) de la situation des ponds dans le district de Pondichéry (Ben Dris, 2017)
Tableau présentant l’état des lieux (en %) de la situation des tanks et ponds dans le district de Pondichéry (Ben Dris, 2017)

Notre méthodologie d’observation des tanks par images satellites nous a permis d’évaluer et de jauger l’état actuel des tanks et leurs évolutions comparées aux cartes d’Aubriot (2013). Ces évaluations sont réunies dans un tableau que nous avons créé afin de mettre à jour, à la demande de l’Institut Français de Pondichéry (IFP), les données sur les tanks dans le district de Pondichéry.

Les cartes d’Aubriot (2013) font état de 147 tanks/ponds, que nous avons séparé en deux tableaux. Le tableau des 84-5 tanks du PWD et le second tableau des 62 tanks que nous appellerons ponds (= waterbodies considérés comme différents des tanks par les Indiens), pour éviter tout conflits de terminologie et de compréhension – le PWD ne considérant que les 85 tanks comme étant des tanks. La seconde raison étant un souci de lisibilité.

Nous l’avons dit, l’évaluation des évolutions et des états actuels des tanks se basent sur des images satellites couplées par des observations de terrain. Ces évaluations bien que résultant de l’observation d’images satellites sont subjectives notamment dans le choix des catégories, des mesures, des estimations et des appréciations. Elles relèvent donc d’une observation accessible à tous via Google Earth mais d’une appréciation personnelle.

Nous voyons ici l’explication du phénomène que nous avons observé sur la carte. Les tanks et les ponds sont fortement encroachés, et plus de la moitié ont diminué en taille à cause de ces encroachments. Nous remarquons aussi que les ponds sont plus touchés par un manque de maintenance et par des disparitions. Cet état des lieux faisant écho aux cartes montrent une sérieuse tendance des waterbodies à diminuer et à disparaître dans le district de Pondichéry, à cause notamment d’actions ou de non-actions anthropiques.

M1/ 2017 CHAUFFOUR MATHILDE

Pollution de l’eau et santé environnementale, quelles gestions par les services de l’Etat du district de Pondichéry (Inde)

Par Mathilde Chauffour

Sous la direction de Elise Temple-Boyer & Audrey Bochaton

Institution d’accueil: Institut Français de Pondichéry / Mme Audrey Richard-Ferroudji

Mots-Clés: pollutions hydriques, santé environnementale, politiques publiques, gestion de l’eau

Résumé:

Le district de Pondichéry fait face à de nombreux défis en matière de gestion de l’eau, et les implications en termes de santé environnementales sont nombreuses. En effet, des pollutions par les métaux lourds, les pesticides, les nitrates et les matières fécales ont été identifiées. Or, des témoignages ont révélé que contrairement à ce qui est dit officiellement, la plupart des industries ne possède pas de station de traitement d’effluents et aucun contrôle n’est effectué. De plus, le gouvernement autorise la vente et la distribution de 16 pesticides d’ores et déjà interdit en Europe du fait de leur haute toxicité. La vétusté des canalisations des eaux usées et des eaux domestiques créée une porte ouverte à la contamination des eaux. Les acteurs gouvernementaux ont conscience que ces facteurs représentent un risque en termes de santé environnementale mais rien n’est fait à l’heure actuelle pour pallier ces problèmes de pollutions. Il semble qu’une part de laxisme pourrait être incombée au gouvernement, des problèmes de corruption et un manque de moyens important pourraient également être à l’origine de ce manque d’action.

CANAL POLLUE, PONDICHERY. CHAUFFOUR M., 2017