Le Master 2

PREMIER SEMESTRE

Savoirs fondamentaux :

  • Les biens collectifs ruraux, entre décentralisation et mondialisation: Discuter la notion de « biens communs » à la lumière des processus contemporains. Dans le cadre général du retrait de l’Etat et de la décentralisation qui touchent la plupart des pays et des espaces, des politiques ont été mises en place pour concéder au moins une partie de la gestion des ressources rurales aux usagers locaux. C’est le cas en particulier de l’eau (irrigation), de la forêt, et du foncier. Efficacité, démocratie et gestion participative sont les objectifs avoués, mais les risques de confiscation par les élites locales ou d’accentuation des disparités régionales sont patents, tout comme les questions de la compétence technique des pouvoirs locaux ou de l’échelle adéquate de gestion.
  • Aménités et risques environnementaux des territoires: Consommateur d’espace, générateur de migrations quotidiennes, le périurbain est dénoncé comme un modèle contraire aux principes du développement durable. À partir de problématiques d’ordre environnemental qui affectent aussi bien la ville que ses périphéries (gestion de l’eau, risque d’inondation, préservation de la biodiversité…), cet enseignement présente le rôle de ces enjeux dans les projets d’aménagement urbain et périurbain à travers le temps. Il s’agit de voir comment les contraintes environnementales sont intégrées (risques, vulnérabilité) et d’observer comment de nouveaux outils ou concepts (trames vertes et bleues, nature en ville…) participent à une meilleure durabilité de ces espaces.
  • Agriculture, environnement, eau: enjeux de développement: Les questions liées à l’eau et à l’agriculture sont étroitement imbriquées puisque sans eau, il ne peut se développer d’agriculture. Ces enjeux liés à la gestion de la ressource en eau prennent de plus en plus d’importance du fait de l’accroissement des besoins alimentaires mondiaux. Or, l’agriculture peut influer de différentes façons sur la qualité et la quantité des eaux souterraines et de surface. Dans un premier temps ce cours s’attachera à présenter les contraintes et les risques environnementaux liés à l’usage de l’eau pour et par l’agriculture, tels que la pénurie d’eau, la pollution… Puis, nous nous intéresserons aux dispositifs et aux instruments que mobilise l’agriculture pour gérer au mieux cette ressource hydrique, tant en qualité qu’en quantité, en nous appuyant sur divers exemples , que ce soit en région méditerranéenne, soumise à la rareté et à la forte variabilité de la ressource hydrique, ou en Asie du Sud. L’objectif de ce cours est ainsi d’apporter des connaissances et une réflexion sur la gestion environnementale des ressources hydriques en lien avec le développement de l’agriculture, et plus particulièrement de l’irrigation.

Autre enseignement au choix dans la liste suivante :

  • Droit de l’environnement
  • Espaces ouverts, espaces agricoles dans la durabilité des territoires : outils et politiques: L’aménagement de la ville aujourd’hui se préoccupe des espaces ouverts (forêts, espaces agricoles, espaces non artificialisés) dont la place n’a cessé de grandir en lien avec les processus d’étalement urbain. L’objectif est d’interroger les outils mis en place (dont certains puisent dans l’aménagement rural) et les acteurs qui les portent et d’analyser les nouvelles formes de « fabrique de cette ville  et de cette campagne ».

Outils et compétences professionnelles :

  • Atelier projet de territoire (projet tutoré): Cet enseignement repose sur un travail collectif mené par un groupe composé de 3 à 5 étudiants sur une problématique précise correspondant à une commande d’un partenaire extérieur (collectivité locale, structure gestionnaire, association, équipe de recherche, …) sur un terrain donné. Pour répondre au sujet proposé, les étudiants mobiliseront les compétences techniques enseignées (en particulier dans les enseignements méthodologiques) mais aussi les connaissances fondamentales acquises au fil sur des sujets réels comme ceux auxquels ils seront confrontés dans le monde professionnel. Ils travailleront donc pour des partenaires extérieurs et seront encadrés tout au long de leur travail par l’équipe pédagogique. L’objectif de cet enseignement est également de donner l’occasion aux étudiants de mener un travail en groupe dans un temps limité (calendrier serré avec impératif de résultats).
  • Géomatique avancée: Ce cours est réservé aux étudiants possédant déjà des bases dans l’usage des SIG  (QGis ou ArcGIS). Les cours seront assurés sur le logiciel ArcGIS (chaque étudiant disposera d’une licence pour une période d’un an qu’il pourra installer sur son ordinateur personnel). Ce stage portera surtout sur l’acquisition de données nouvelles : seront ainsi abordés les opérations de géoréférencement de documents numériques (cartes anciennes, plans, photos aériennes, …) et la digitalisation des données (création de couches d’information).
  • Anglais géographique: L’objectif de ce cours est de faire découvrir différents aspects de la géographie anglo-saxonne à travers la lecture de textes scientifiques en anglais.

Pour les étudiants n’ayant pas suivi le M1, il est possible de suivre en auditeur libre les outils proposés en master 1, sous réserve de compatibilité d’emploi du temps et de place :
Statistiques et cartographie (CAO-DAO)
Système d’Information Géographique (SIG)
Enquête qualitative

Approfondissement :

  • Gouvernance et acteurs de la gestion de l’eau: L’objectif de ce cours, qui fait largement appel à des intervenants extérieurs professionnels, est de faire comprendre aux étudiants les grands enjeux actuels de la gestion de l’eau et le fonctionnement « concret » des multiples institutions qui interviennent dans ce domaine. Le cours sera organisé autour de deux grandes thématiques de façon à présenter (1) les acteurs intervenant sur la gestion des rivières (gestion de l’environnement) et (2) sur la gestion de la ressource en eau (accès à l’eau potable, assainissement).
  • Hydropolitique et conflits liés à l’eau: Après une présentation de la notion d’hydropolitique, ce cours présentera différents exemples de conflits/coopérations liés à l’eau à travers des interventions d’intervenants venus du monde la recherche (doctorants et chercheurs confirmés) et d’acteurs de la gestion de l’eau (ONG, institutions internationales, …).
  • Gestion des milieux aquatiques: La Loi sur l’eau et les milieux aquatiques (LEMA) en vigueur depuis 2006 en France témoigne d’un élargissement des politiques qui encadrent la gestion des rivières depuis plusieurs années. Ce cours abordera les différentes mesures phares mises en œuvre en France, en Europe et en Amérique du Nord pour préserver voire reconquérir ces milieux (requalification des zones humides, protection des poissons migrateurs, trames vertes et bleues, …). La première partie du cours sera consacrée à la restauration écologique dont les principes guident aujourd’hui beaucoup des actions entreprises sur les hydrosystèmes. La présentation, par des intervenants extérieurs mais aussi dans le cadre d’un atelier sur le terrain, de plusieurs opérations de restauration de la continuité écologique (effacement d’ouvrages transversaux – barrages, seuils de moulins) permettront d’illustrer les enjeux inhérents à ces projets (conflits locaux, …). La seconde partie du cours permettra d’aborder des politiques sectorielles intervenant sur la requalification des zones humides telles que les trames vertes et bleues, mais aussi de présenter des approches nouvelles comme les services éco-systémiques  qui occupe une place une place croissante dans la gestion des milieux.

SECOND SEMESTRE

  • Mémoire ou rapport de stage

Pour plus d’information sur le contenu des enseignements, télécharger la brochure détaillée : Livret Master GAED 2015-2016